Mon parcours fitness

Cet article est difficile à écrire. Je me sens un peu vulnérable de tout mettre sur la table comme ça. Paradoxalement, c’est aussi extrêmement libérateur, surtout pour quelqu’un qui a longtemps utilisé le déni comme façon de réagir.

Aussi, je voulais ajouter qu’il ne s’agit pas d’un article de transformation classique, avec à l’appui d’extraordinaires photos avant/après. Ça ne veut pas dire que je ne suis pas consciente et fière du chemin que j’ai parcouru jusqu’ici. Au contraire, je trouve ça génial. Simplement, je n’ai pas encore terminé mon parcours. J’en suis actuellement à plus de la moitié je dirais (mon objectif étant d’atteindre un poids de forme adapté à ma taille/mon âge).

Depuis toutes ces années de tentatives de perte de poids, je n’ai jamais dépassé ce point. C’est peut-être la raison pour laquelle je choisis de parler de mon parcours fitness maintenant. En effet, cette période transitoire – où je suis confrontée à un plateau- est très difficile  émotionnellement parce que, n’ayant jamais dépassé ce point, je me mets à douter de ma capacité à aller de l’avant et voir encore plus de changements. Et comme je souhaite que ce blog soit une plateforme où l’on puisse s’entraider et se motiver, c’est par là que je veux commencer.

J’ai l’intention d’écrire différents articles à ce sujet comme des revues des programmes sportifs que j’ai suivis ces deux dernières années ou des livres de nutrition et fitness qui m’ont aidée dans mon parcours, ainsi que sur les personnes que je suis pour être inspirée et motivée. Ceci est donc mon article fitness introductif.

Historique de mes tentatives de perte de poids

Je ne me rappelle pas exactement à quel moment j’ai commencé à faire mes premiers régimes. Il y a longtemps, c’est sûr. J’ai l’impression que j’ai toujours été en train d’essayer de perdre du poids.

J’étais une enfant potelée qui est devenue une ado en surpoids, puis obèse. Je me souviens qu’à l’époque le déni était ma manière de gérer tout ça. Je savais que j’étais en surpoids mais je ne voulais pas en parler parce que ça aurait signifié que je reconnaissais publiquement qu’il y avait un problème. J’essayais donc d’éviter toutes les situations où mon poids pourrait causer des difficultés. Je voulais simplement survoler la question et passer à autre chose. A l’époque, je ne pensais pas véritablement pouvoir changer. Ça ne veut pas dire que je n’essayais pas de vivre ma vie pleinement, mais seulement que je tentais de mettre de côté ce que je considérais comme un problème pour ne pas avoir à y faire face.

Pendant cette période, j’étais régulièrement en train de suivre un régime ou un autre. Je me rappelle que l’un d’entre eux avait « marché », pour quelques mois du moins. Mais ça ne durait jamais, ce qui n’est pas surprenant avec du recul. En effet, je ne cherchais pas à comprendre comment mon corps fonctionnait ou comment réellement en prendre soin. Je pensais juste qu’un régime me permettrait de perdre mon excès de poids et que je parviendrais – miraculeusement – à maintenir cet état pour le reste de ma vie une fois que je serais devenue « normale » comme le reste de mes amis. Avec une telle approche, j’étais loin de penser que j’avais besoin de changer mon mode de vie.

Ma première tentative concluante de perte de poids (35kg) a eu lieu lorsque j’ai eu 20 ans. Je suivais un régime très strict et faisais beaucoup de sport. J’avais parfois tellement faim la nuit que j’en avais mal à l’estomac. Bêtement, ça me réjouissait parce que je pensais que c’était un moyen tangible de savoir que ce que je faisais fonctionnait. J’ai réussi à maintenir mon nouveau poids pendant à peu près un an, poids que j’ai lentement repris par la suite, un kilo après l’autre. Lorsque je dis ça, je ne peux pas m’empêcher de penser « Comment as-tu fait pour ne pas réaliser que tu reprenais tout le poids que tu avais perdu? » Il paraît impossible de ne pas s’en rendre compte. Je pense que j’étais, une fois encore, dans une forme de déni. Je me souviens juste que j’ai un jour réalisé que je portais à nouveau mes vêtements de grande taille*. Ça a été un grand choc pour moi. Après ça, j’ai repoussé le problème et j’ai continué ma vie en étant toujours aussi insatisfaite de mon poids.

* J’ai appris, maintenant, à jeter mes vieux vêtements lorsque je change de taille. De cette manière, je ne laisse pas une porte ouverte et c’est une approche mentalement plus saine.

Le déclic

Un jour, j’ai vu un documentaire à la TV sur des personnes en surpoids et la manière dont ça les affectait. On retrouvait, comme d’habitude, les personnes qui ne le supportaient pas et essayaient de perdre du poids. De l’autre côté, il y avait des personnes qui s’acceptaient comme elles étaient, aimaient leurs corps et ne se refusaient rien. (J’ai compris à ce moment que l’on ne peut pas supposer que le fait d’être en surpoids signifie forcément que la personne en question veuille changer cet état.) C’est aussi à ce moment que j’ai réalisé que je me situais clairement dans la deuxième catégorie. Je n’étais pas satisfaite de mon apparence, de ce que je ressentais et de la manière dont je vivais. J’enviais leur capacité à s’accepter mais je n’arrivais pas à le faire. Je savais que ces réalisations allaient être cruciales par la suite mais ca ne veut pas dire que j’ai été capable de réagir immédiatement. C’est juste quelque chose qui m’a marquée et que j’ai gardé en tête.

Petite avance rapide à la fin de l’année 2014, autour du mois de novembre, lorsque je me suis donnée un ultimatum. J’ai pensé: « Tu es responsable de ta vie et de ton corps. Si tu n’aimes vraiment pas comment tu es en ce moment, tu as la possibilité de changer ça. Si tu ne le fais pas, ça signifie que c’est ton choix aussi et que tu dois l’assumer ». C’était libérateur parce que ça signifiait que je ne me jugerai pas si j’échouais. J’ai donc commencé par faire une chose qui me plaisait, à savoir le sport. Je suivais des vidéos d’entrainement à la maison quelques fois par semaine. Au mois de janvier 2015, je faisais du sport tous les jours. A côté de ça, je portais plus d’attention à ce que je mangeais.

Où j’en suis maintenant

Durant les deux dernières années, je suis devenue plus forte. J’ai développé une passion pour le sport. Je trouve que c’est stimulant et motivant. Je prends parfois le temps de regarder en arrière et je me rends compte qu’au début de mon parcours fitness, il y avait des exercises que je ne pouvais tout simplement pas faire (tout ce qui impliquait des sauts par exemple).

Je suis fière du chemin que j’ai parcouru. J’ai perdu 26kg depuis 2015. Pour ce qui est du poids, j’en suis au même point que lors de ma première perte de poids mais, du fait du sport, j’ai beaucoup plus de muscles maintenant.

La période transitionnelle actuelle

Comme je l’ai dit au début de cet article, j’ai atteint un plateau ce qui veut dire que je reste autour du même poids. C’est peut-être la manière que mon corps a de s’ajuster progressivement à mon nouveau mode de vie. Je pense que c’est aussi lié à la nutrition. C’est toujours mon point faible, pas en raison d’un manque d’information mais plutôt à cause de mon rapport à la nourriture. Je comprends maintenant l’adage « Vous ne pouvez pas palier un mauvais régime alimentaire par du sport » (non que mon alimentation soit malsaine mais il y a une marge d’amélioration, surtout en ce qui concerne la taille de mes portions).

C’est aussi une période de doutes. Puisque je n’ai jamais dépassé ce point, je ne suis pas sure de pouvoir aller plus loin. C’est donc une lutte constante entre me sentir bien et croire que je peux le faire et me sentir bloquée comme si je ne pouvais pas aller de l’avant. Mais, l’important c’est que je continue mes efforts. C’est ce qui va rendre possible les changements à venir.

Toutes ces années pour en arriver là m’ont permis de solidement établir ce nouveau mode de vie, de sorte que je sais que je ne peux pas soudainement retourner à mes vieilles habitudes ou reprendre le poids que j’ai perdu (comme je l’avais fait il y a quelques années). C’est moi qui suis aux commandes maintenant (comme je l’ai toujours été en réalité, mais maintenant je le sais). Je commence aussi à me rendre compte de l’importance d’accepter son corps à n’importe quelle étape du parcours parce que perdre du poids ne va pas automatiquement vous faire vous aimer. Ce sont donc les choses sur lesquelles je travaille en ce moment.

En relisant cet article, je me rends compte qu’il s’agit plus d’un rapport introspectif. Ça n’explique peut-être pas en détails comment j’en suis arrivée à ce point mais, comme je l’ai répété, j’écrirai plus d’articles à ce sujet. J’avais besoin de vous donner ces informations. Aussi, si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les poser en commentaire!

 

 

 

2 Commentaires

  1. Alicia
    août 30, 2018 / 1:14

    Bonjour Gayush,
    Je viens de lire votre parcours et je vous félicite. Merci de votre sincère témoignage, je suis sûre qu’il peut aider et encourager des personnes qui souhaite perdre du poids. Bonne continuation et surtout ne lâchez rien.

    • Gayush
      Auteur
      septembre 6, 2018 / 12:31

      Merci pour ce gentil message Alicia! J’avais à la fois besoin de mettre des mots sur mon parcours mais aussi de le partager parce que ce n’est pas une simple trajectoire linéaire et que ça peut aider d’en parler.

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