Guide de traitement des imperfections

J’ai l’impression qu’il y a un million de soins différents pour les boutons sur le marché. On peut vite s’y perdre. Savoir quel produit fonctionne le mieux pour votre problème spécifique est essentiel. 

Il n’existe pas un seul soin qui traite tous les boutons. Vous devez identifier le type d’imperfection que vous avez pour pouvoir opter pour le bon produit. C’est pourquoi j’aime avoir une sorte de garde robe de soins spécifiques. Après des années à essayer de me débarrasser de mes boutons, j’ai réalisé que j’analysais mes imperfections avant de choisir le traitement approprié. C’est ce processus que j’ai envie de vous présenter aujourd’hui.

Est-ce un bouton enflammé?

D’abord, j’essaie de déterminer s’il s’agit de boutons enflammés. En effet, si la réponse est négative, essayer d’assécher (non que ce soit une bonne approche de toute manière!) des points noirs ou comédons fermés ne vous mènera nulle part et pourrait, au contraire, irriter votre peau. Les points noirs sont des comédons ouverts, c’est-à-dire que le pore est rempli d’un bouchon de sébum et de cellules de peau morte qui s’oxide et fonce lorsqu’il est exposé à l’air. Les comédons fermés, d’un autre côté, ressemblent à des petits grains de couleur chair sous la peau. Il y a un très bon article détaillé (en anglais) sur le blog de l’esthéticienne renommée Renée Rouleau à propos des différents types de boutons.

Pour les traiter, je me concentre sur l’exfoliation et l’extraction lorsque c’est nécessaire. J’aime la lotion Blackhead power liquid de Cosrx pour les points noirs et le concentré purifiant peeling doux de Bioderma pour les comédons fermés.

Y a-t-il du pus à sa surface?

Et oui, il faut bien en parler avec ce sujet! Si la réponse est positive, vous avez peut-être un point blanc. C’est un comédon fermé qui est enflammé et rempli d’un mélange de kératine, bactéries et sébum. Il tire son nom de la couleur blanchâtre que l’on observe sur le haut du bouton. Dans ce cas, j’attend que la tête fasse bien surface pour percer le bouton puis réparer ma peau (j’utilise la crème Cicalfate d’Avène pour ça). (Je parlerai de tout cela plus en détail dans un prochain article à ce sujet.) Par contre, si le pus n’est pas clairement remonté à la surface, j’essaie de ne pas toucher le bouton. En effet, s’il n’est pas “prêt” et que vous le triturez, vous pouvez causer une surinfection et une cicatrice.

La pustule est une autre possibilité lorsque vous voyez du pus. La différence avec le point blanc est qu’elles sont généralement plus grosses et enflammées (avec plus de rougeurs). Le traitement est similaire mais, en règle générale, les pustules mettent plus de temps à “mûrir”. Soyez patients! (Je sais, c’est difficile…)

S’il n’y a pas de pus visible

Ces boutons – les papules et les kystes d’acné – sont enflammés mais ne présentent pas de pus visible. Ils sont douloureux et donne parfois l’impression de “vibrer” sous la peau.

Les papules sont des petits boutons fermes et rougeâtres ayant du relief. Ils peuvent se développer en pustules (vous les traitez alors comme indiqué plus haut) ou ne pas changer d’aspect jusqu’à ce que l’infection soit réabsorbée par le corps. Dans ce cas, j’aime utiliser le gel Pure & Clear de Nelsons (malheureusement il n’existe plus et je vais bientôt devoir y trouver une alternative). Il est apaisant et purifiant (une combinaison rare!).

Les kystes d’acné sont des boutons sous forme de grosses saillies douloureuses qui sont profondément incrustés sous la peau. C’est le pire type d’imperfections parce que l’infection ne remonte jamais à la surface de la peau. Il faut donc faire preuve de patience (et ils peuvent rester très, très longtemps…). Il vaut mieux ne pas les toucher. J’utilise parfois des glaçons entourés de tissu pour calmer l’inflammation et atténuer la douleur. Il ne faut surtout pas utiliser des produits agressifs. Ils ne feraient qu’irriter votre peau et l’assécher sans traiter l’infection qui se trouve dessous. Généralement lorsque j’ai un kyste d’acné, je le masse avec des huiles végétales anti-inflammatoires comme l’huile de nigelle ou de calophylle en attendant qu’il disparaisse.

Je n’ai pas parlé ici des grains de milium. Il s’agit de petits grains blanc que l’on retrouve sous la peau. Il ne faut pas essayer de les retirer soit même: seul les dermatologues ou un esthéticiens qualifiés peuvent les extraire. J’en ai parfois autour de mes yeux lorsque j’utilise des produits trop riches pour ma peau. Les miens n’ont jamais été très gros et sont partis tout seul après quelque temps.

Ce qu’il est important de souligner c’est que j’utilise ces traitements de façon ciblé. C’est d’ailleurs comme ça qu’ils sont formulés et pas pour être appliqués sur l’ensemble du visage.

Voici un infographique qui récapitule tout le processus.

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